La grande querelle des sociologues. Avec Nathalie Heinich et Marc Joly chez Alain Finkielkraut à Répliques sur France Culture.


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03.02.2018

Cela fait quelques temps que la sociologie est sur la sellette. Mais jusqu'à une date récente le débat opposait les sociologues à des gens extérieurs à leur spécialité : philosophes, essayistes, journalistes, hommes politiques même. Pour le dire très sommairement, les seconds reprochaient aux premiers de pratiquer la culture de l'excuse et les premiers faisaient griefs aux seconds de défendre l'ordre social et de cultiver l'ignorance.
Mais voici qu'une autre querelle occupe le devant de la scène. Elle divise la sociologie elle-même. Certains sociologues s’inquiètent de ce qui leur apparaît comme le dévoiement de leur discipline par la "sociologie critique". Cette controverse n'est pas une querelle de chapelles, il en va de l'intelligibilité même de notre monde.

Soral répond sur ERFM !


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2018

Après deux ans de questions-réponses en vidéo sur ERTV, l'émission Soral répond revient sous un nouveau format sur ERFM, la radio en ligne et en continu d’Égalité & Réconciliation.
Le principe : les auditeurs qui le souhaitent posent leurs questions sur le répondeur du polémiste qui choisit ensuite les meilleures et y répond !

L'idéologie scolaire des handicaps socio-culturels. Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


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25.05.2018

À écouter certains commentateurs, le nouveau ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer aurait l'oreille des associations conservatrices et marquerait une rupture avec les orientations suivies depuis l'automne 68, soit la conception de la démocratisation de l'enseignement allant de pair avec l'adaptation de l'école à son "public scolaire".
Le propos que tiens Denis Collin dans cette conférence peut paraître purement historique : il porte sur une période désormais close. Les "sciences cognitives" ont remplacé la sociologie de Pierre Bourdieu. Car si, à la marge, le nouveau ministre semble rompre avec l'idéologie scolaire dominante, sur le fond il en tire toutes les conséquences. Tout comme ses prédécesseurs, il a définitivement renoncé à l'exigence d'une instruction de haut niveau pour tous.
Mettre à jour l'idéologie scolaire commune et la tendances de fond de l'éducation dans nos sociétés, tel est l'objectif de Denis Collin.

Pour une histoire spécifique et globale de l'émergence du capitalisme. Avec Armel Campagne et Benjamin sur Radio Libertaire.


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2018

L'histoire de l'émergence du capitalisme est une histoire lourde d'enjeux politiques : s'il a toujours existé, qu'il n'est qu'une prolongation d'un penchant de l'homo oeconomicus aux échanges, qu'il a émergé pacifiquement dans toute l'Europe occidentale à partir du Moyen Âge et/ou qu'il n’a jamais eu aucun lien avec des oppressions comme celles du patriarcat, du racisme, de l'esclavage, du colonialisme, de l'exploitation des milieux naturels et de l'État, alors comment ne pas en conclure qu'il n'y a pas de sortie possible du capitalisme ?
Et si, au contraire, il avait émergé violemment, en rupture avec l'histoire des sociétés humaines, mais aussi – c'est l'objet de cette émission – de manière globale, en articulation avec ces formes d'oppression ? Il s'agit désormais de combiner une histoire de l'essor spécifique du capitalisme, issue du "marxisme politique", et une histoire de son expansion impériale et de son interconnexion avec des sociétés non-capitalistes, issue de "l'histoire globale", en dépassant de ce fait leurs limites respectives.

Émission "Sortir du capitalisme".

Race, Sexe et Culture. Avec Patrick Tort à la Librairie Tropiques.


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2014

Dans le petit livre d'entretiens avec Régis Meyran qui vient d'être publié, Patrick Tort nous propose un point de vue matérialiste et rationaliste, darwinien et marxiste, sur le vieux débat Nature/Culture, également présenté dans l'opposition Inné/Acquis. 
Cette veille question a malheureusement tourné dernièrement à la pantalonnade sociétale, au fil d'une instrumentalisation politicienne "de tous bords" par les trissotins des obédiences politico-médiatiques "en vogue".
Une mise au point était donc nécessaire.

Dictionnaire critique du vivre-ensemble. Avec Paul-François Paoli sur Radio Courtoisie.


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28.02.2018

L'ambition de Paul-François Paoli, dans son dernier ouvrage L'imposture du vivre ensemble est de présenter un panorama de la vie intellectuelle française et de ses enjeux idéologiques à travers un certain nombre d'éléments de langage et de noms propres couramment utilisés par les hommes politiques, les journalistes et les citoyens.
Il s'agit notamment de démontrer que moult personnalités de renom (écrivains, philosophes, personnages historiques...) auxquels nous faisons spontanément référence, loin d'exprimer ce que l'on veut leur faire dire, témoigneraient plutôt de l'inconsistance de l'idéologie à la fois lénifiante et contraignante du "vivre ensemble" à laquelle on nous exhorte.
Au-delà de ce constat, comment une société où l'idée de Vérité a disparu du champ philosophique et politique pourrait-elle absolutiser des valeurs, fussent-elles républicaines ? Et comment donner du sens à ce fameux "vivre ensemble" si ces "valeurs" fonctionnent sur un mode qui exclut du champ de la normalité ceux qui n'y adhèrent pas ? Tel est le paradoxe général que fait apparaître le travail de Paul-François Paoli.

Émission du "Libre Journal des débats", animé par Charles de Meyer.

Crises. Avec Léon de Mattis sur Radio Escapades.


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11.06.2012

En octobre 2008, le système financier mondial a failli s'écrouler. Depuis, la crise financière s'est muée en une crise de la dette publique qui s'aggrave de semaines en semaines.
Le fonctionnement de l'économie, à l'heure actuelle, repose sur la croyance en la capacité des États à maintenir la valeur de la valeur. Que cette croyance s'effondre et le système périt.
Léon de Mattis saisit l’occasion de la crise pour poser une question que les économistes évitent toujours : pourquoi l'argent vaut-il quelque chose plutôt que rien ? Répondre à cette question c'est s'interroger sur les fondements de la valeur dans le capitalisme.
À l'heure où beaucoup s'indignent de la situation actuelle en croyant naïvement que l'on pourrait revenir à l'économie  "régulée"  des lendemains de la seconde guerre mondiale, il faut rappeler que le rapport social capitaliste ne peut être combattu qu'en s’attaquant à sa racine. Et tant qu'il y aura de l'argent, il n'y en aura pas assez pour tout le monde...

Émission du "Carrefour des utopies".

"Zomia ou l'art de ne pas être gouverné", de James C. Scott. Avec Silvia Pérez-Vitoria et Sylvie Poignant sur Radio Libertaire.


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07.11.2016

James C. Scott est professeur d'anthropologie à l'université de Yale aux États-Unis. Son livre Zomia ou l'art de ne pas être gouverné parle d'une zone d'insoumission dans une immense région montagneuse d'Asie du Sud-Est, où se sont réfugiés environ 100 millions de personnes qui échappent à la tutelle des États des plaines - tutelle synonyme de travail forcé, d'impôt et de conscription. Leurs modèles politiques d'auto-organisation sont une véritable alternative aux gouvernements, qui les traitent de "barbares", bien évidemment opposés à la "civilisation" qu'ils incarnent.
Cet ouvrage, véritable somme sur le sujet, est évoqué par Silvia Perez-Vitoria et Sylvie Poignant.