Théories biologiques et philosophie de la biologie. Avec Henri Atlan à la Maison des Sciences de l'Homme.


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15.07.2002

C'est au cours de ses premiers travaux de recherche portant sur le vieillissement et son mécanisme de désorganisation qu'Henri Atlan s’intéresse à la notion d’organisation et aux facteurs d’organisation et de développement. Il développe alors une espèce de formalisme qui permet de comprendre comment se fait la création de diversité, de complexité à partir d'événements aléatoires, de perturbation sur des systèmes organisés, sous certaines conditions. Là où l'on pense alors que des perturbations aléatoires ne peuvent avoir qu’un effet négatif, de destruction de toute l'organisation, il est possible de montrer que dans certaines conditions, les facteurs de perturbation ou "bruit" peuvent favoriser l'émergence de nouvelles formes d'organisations, de formes d'auto-organisation.
Dès que le code génétique est déchiffré, ces considérations n'ont plus d'importance dans la communauté des biologistes. S'impose alors la métaphore du "programme génétique", c’est-à-dire le parallèle, par raisonnement analogique, entre la structure de l'ADN et un programme d'ordinateur.
Or, Henri Atlan affirme que les organismes vivants ne peuvent pas être réduits à la structure des gènes et remet en cause le tout-génétique. Tout n'est pas écrit dans les gènes sans pour autant dire qu'il n’y a pas de déterminisme biologique. Il existe d'autres déterminismes - mécaniques, physico-chimiques et biologiques - qui ne sont pas génétiques. Pour comprendre le fonctionnement des gènes, il faut s'intéresser à leur organisation, au sens d'une organisation complexe. D'où un renouveau de l'interrogation de recherche de techniques de modélisation pour essayer de maîtriser d'une certaine façon la bio-complexité.
Henri Atlan mentionne également la place de la philosophie dans sa réflexion scientifique, particulièrement celle de Spinoza et l'importance du spinozisme actualisé et parle des activités du Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé.

Le racisme scientifique au XIXe siècle. Avec Alain Froment au Musée de l'Homme.


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10.04.2016

C'est en revenant sur la consitution de l'anthropologie comme discipline scientifique au XIXe siècle qu'Alain Froment veut nous faire comprendre les mécanismes qui ont conduit à la construction du racisme scientifique, foudement et légitimation de bon nombre d'entreprises coloniales et eugénistes.
Le recul que nous avons aujourd'hui doit nous permettre de déconstruire les bases du raisonnement raciste tout en expliquant l'état des connaissances scientifiques sur la diversité dans l'espèce humaine.

Qu'est-ce que le matérialisme ? Avec Patrick Tort et Régis Meyran à la Librairie Tropiques.


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23.09.2016

Le matérialisme que Patrick Tort interroge et construit n’est pas une "philosophie", mais la condition de possibilité et l’outil de la connaissance objective. Historiquement, il se confond avec l’élaboration de la science moderne s’affranchissant graduellement des contrats de parole qui l’asservissaient à la métaphysique et à la théologie.
Comment, d’une part, cette émancipation s’est-elle effectuée en des temps où une croyance instituée imposait a priori la limite de l’Inconnaissable ? Comment, d’autre part, une métaphysique résiduelle impose-t-elle toujours aux artisans de la connaissance objective, sans qu’ils s’en doutent, des cadres, des frontières, des démarches et des représentations ?
Revenant sur une part essentielle de son œuvre, Patrick Tort invite ici à une véritable réforme logique de l’initiative de connaissance, et, simultanément, à instruire la méthode capable d’éclairer les mécanismes qui la favorisent ou qui la combattent dans l’univers infini des discours.

Le transhumanisme : quelle place pour l'homme "diminuée" dans une humanité "augmentée" ? Avec Fabrice Hadjadj et Jean-Marie Le Méné à la faculté Catholique de Lyon.


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25.11.2014

Regards croisés sur la question du transhumanisme et du projet qui se dessine derrière les grandes envolées lyriques de ses défenseurs.
Il est bon de s'interroger sur l'attitude que nous nous devons d'adopter face à cette utopie technophile qui entend produire une nouvelle humanité.

L'évolution favorise-t-elle l'athéisme ? Avec Henri Blocher à la 2e rencontre du Réseau des Scientifiques Évangéliques.


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23.01.2010

C’est avec beaucoup de nuances que le professeur Blocher répond à la question-titre.
On remarque d'abord que les médias se servent de la théorie de l’évolution pour corroborer l’athéisme, mais également que la vision biblique du Dieu créateur n’exclut pas du tout l’intégration de processus évolutionnistes dans l’oeuvre de la création.
C'est cet apparent paradoxe qu'Henri Blocher essaie de cerner.

Conférence prononcée pendant la journée autour du thème "Perspectives bibliques et scientifiques sur l'évolution".

Les normes chez Hayek. Avec Philippe Nemo au Centre Perelman de l’Université Libre de Bruxelles.


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19.03.2008

Il y a chez Hayek (1899-1992) une théorie originale de l’évolution culturelle, qui reprend des traits essentiels de la théorie darwinienne de l’évolution biologique tout en se distinguant d’elle par certains aspects très importants.
Il y a aussi une théorie élaborée du droit, de sa nature, des grandes catégories de règles entre lesquelles il se divise, et de ses modes d’évolution.
Il y a par ailleurs une psychologie cognitive et une analyse approfondie de ce qu’on appelle les savoirs pratiques, c’est-à-dire sur la faculté qu’a l’esprit humain – proche en cela de l’esprit animal – de se repérer efficacement dans un environnement complexe sans passer par la médiation d’une représentation théorique, "cartésienne", de la réalité.
Il y a enfin chez Hayek une épistémologie élaborée, mettant l’accent sur la complexité sociale, les limites de la raison humaine, l’impossibilité de parvenir à l’omniscience et les erreurs fatales auxquelles conduit l’illusion qu’on le peut – notamment les illusions du positivisme juridique.
En faisant conjointement usage de ces différents éclairages théoriques proposés par Hayek, on peut parvenir à une vue précise de ce que sont en général des normes de comportement dans un groupe, que ce soit un groupe restreint (normes professionnelles, "culture d’entreprise"…) ou la société dans son ensemble (normes morales et juridiques). Le problème de la norme juridique est ainsi situé dans le contexte d’une philosophie sociale plus générale, par rapport à laquelle ses spécificités se découpent d’autant mieux.

Conférence donnée dans le cadre du cycle "Gouverner par les normes - de Hume au ranking".

La science et la spiritualité, les progrès de la science. Avec Jean Staune sur France Culture.


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16.03.2013

Jean Staune est spécialisé dans l’analyse des mutations de la société qu'il analyse la fois sous les angles sociologique, philosophique et scientifique.
Métaphysiquement évolutionniste, il soutient que l'évolution n'est pas uniquement darwinienne. Il montre que les dernières avancées scientifiques ré-autorisent une approche anti-matérialiste de la science qui réintroduit du sens au sein de l'expérience humaine.

La révolution darwinienne. Avec Laurent Glauzy et Paul Thore sur Radio Resistance.


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02.12.2009

A l'occasion du 150e anniversaire de la parution de "De l'origine des espèces", Radio Résistance propose une critique des thèse développées par Darwin. Sont également rappelés les liens troubles unissant le père de la doctrine évolutionniste des origines du vivant avec la famille Rockefeller.