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Yvan Blot et Etienne Chouard débattent de la réalité du gouvernement représentatif, des mécanismes institutionnels en place, de leur évolution souhaitable pour l'institution d'un système politique démocratique et des expériences historiques de démocratie directe. L'échange est intéressant dans le sens où Yvan Blot se déclare volontiers libéral, de droite, alors qu'Etienne Chouard se reconnait davantage comme l'héritier d'une tradition classiquement étiquettée aujourd'hui à "gauche".


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Pouvons-nous échapper à la fétichisation de l’économique et à l’emprise de la logique de marché ? Cela est sans doute possible si on prend la peine de lire et de relire Karl Polanyi 1886-1964. Car vouloir échapper à la vision économique du monde n’est pas vouloir échapper aux marchés. Il a toujours existé des économies avec des marchés, des foires, des ports, des places financières, mais l’apparition de l’économie de marché, qui fait parler les marchés, et craint leurs réactions comme s’il s’agissait de personnes, cela n’est pas si vieux. Le mythe du marché autorégulé – désencastré du rapport social – est finalement assez récent. Il date du XIX siècle.
Et c’est pour l’avoir dénoncé et s’être opposé à la société du tout-marchand, que Polanyi, adepte d’un socialisme démocratique, est devenu aujourd’hui une référence théorique importante.
Les trois dernières décennies ont connu, en effet, à l’échelle mondiale, un nouvel épisode d’utopie libérale que nombre de penseurs appellent le néolibéralisme.
Pour en comprendre les rouages et en analyser les propositions, Karl Polanyi reste un auteur précieux.
Emission "Les Nouveaux chemins de la connaissances".


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Selon une première approche, le commun serait une détermination de certains biens dont la propriété intrinsèque serait de ne pas être appropriables à titre privé. Ce qui revient à classer les choses en termes de biens "communs", de biens "publics" ou de biens "privés".
Selon une autre approche, le commun devrait être soustrait à la catégorie de l’avoir : ce que nous aurions en partage, ce serait notre condition même d’êtres finis, déterminant comme une communauté du "manque".
Mais le commun n’est ni une détermination inhérente à une certaine catégorie de biens, ni une détermination relevant immédiatement du mode d’être de l’homme. Il est une détermination de l’agir : seul l’agir commun peut donner à des choses de devenir communes tout en produisant une figure inédite du collectif.


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La démocratie, forme de gouvernement politique occidental, s'est globalement imposée comme l'horizon politique indépassable. Alain Caillé explique que ce succès est en grande partie due à la promesse de croissance économique accompagnant ce projet. La seule question à se poser est donc la suivante : comment éviter le retour à des formes violentes de gouvernement (totalitarisme) lorsque l'économie aura buté sur ses contradictions pour ne proposer, au mieux, qu'une stagflation et, au pire, un effondrement de l'appareil productif ?


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Régis Debray, compagnon du Che en Bolivie dans les annés 60 pendant que les trosko-libertaires et les maos faisaient leur crise d'adolescence, néogaullien depuis 1990 ("A demain de Gaulle", Gallimard, 1990) et démonteur impitoyable des médias-mensonges, analyse avec la lucidité et le recul qu'on lui connait le naufrage de la Gauche française. Il lui reproche sa conversion au libéralisme, son abandon du peuple, ses références atlantistes, son eurobéatisme et son manque d'imagination.
L' "élargissement" de l'Union Européenne, célébré en grande pompe n'a pas amené les français à retrouver leurs frères européens de l'Est, mais à souder l'Europe aux "Etats-Unis de l'Est".
Comme Emmanuel Todd, il envisage la fin possible de la démocratie européenne, née en France en 1789, et donc du politique, cédant la place aux logiques ethniques et communautaires sur le retour.