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La Révolution française a inventé et nous a légué une organisation territoriale qui, loin d’être un mille-feuille, ne comprenait que 3 niveaux : au rez-de-chaussée, 36.000 communes ; à mi-hauteur, une centaine de départements ; au sommet l’Etat français. Cette organisation simple et efficace a fonctionné pendant 2 siècles à la satisfaction générale.
Pourtant on a introduit récemment de nouveaux étages dans la pyramide : communautés de communes, communautés d’agglomération, communautés urbaines, SCOT, pays, euro-régions, etc. Pourquoi ? C’est que l’intégration de la France dans l’Union européenne et de l’Europe dans la mondialisation a déclenché une course au gigantisme.
Aucune collectivité n’est jugée assez grande pour affronter la compétition internationale entre les territoires. Même Paris serait trop petit et on veut lui faire avaler les départements limitrophes. Les départements, estimés minuscules, sont voués à disparaître au profit des régions. Et comme nos régions ne seraient que des poids plume elles sont invitées à fusionner entre elles.
La France, bien que 5ème puissance économique de la planète, est priée de se fondre dans l’Union européenne laquelle se jugeant elle aussi trop petite travaille à s’élargir toujours davantage. On ne voit aucune limite à cette folle course au gigantisme. A quelle démesure nous mène-t-on ?


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Qu'est ce qu'une constitution ? À quoi sert-elle ? Et qui, tout au long de l'histoire, en à présidé à la rédaction ?
Alain Dontaine, en revenant sur l'histoire mouvementée de nos différentes Républiques, mais aussi sur d'autres expériences menées à l'étranger, nous montre l'importance du processus constituant comme matrice de gestion des instances de pouvoir au sein des gouvernements représentatifs.
Saurons-nous en tirer les conséquences politiques ?


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L'Euro provoque des crises à répétition entre les pays, les dresse les uns contre les autres et menace la coopération européenne. Ce constat est désormais partagé par de nombreux économistes. Lord Mervyn King, l'ancien gouverneur de la Bank of England (ou Banque centrale du Royaume-Uni), vient de sortir un livre où il étrille l'Euro. Plusieurs prix Nobel, dont Joseph Stiglitz qui publie lui aussi un livre entièrement consacré au risque que l'Euro fait peser sur l'Union européenne, pensent de même. Des hommes politiques de premier plan comme Oskar Lafontaine (ex-dirigeant du SPD et fondateur du parti de la gauche radicale allemande Die Linke), Stefano Fassina, ancien ministre du gouvernement de centre-gauche en Italie, ont joint leur voix aux critiques.
Ceci n'a pas conduit à une remise en cause de l'Euro. Elle s'impose pourtant. Et cela aboutit à poser la question: pourquoi donc l'Euro a-t-il été mis en place ?
Le débat est animé par Guy Haarscher, philosophe et professeur émérite de l'ULB.


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Alors que ce qui est convenu d'appeler "la crise des migrants" continue d'apporter son lot de réfugiés au continent européen, David L'Epée, qui prône le modèle suisse et sa démocratie directe, débat avec Thomas Mazzone, partisant d'une forme de despotisme éclairé.
Les lois relatives au contrôle de l'immigration récemment votées par le peuple suisse suffiront-elles à endiguer cette vague migratoire sans précédent ?
Émission "La Chèvre et le Chou", animée par Alimuddin Usmani et Joseph Navratil.


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À quel prix, et sous quelles conditions, pouvons-nous vivre ensemble ? Cette question fait clivage. Le souverainisme est ce nouveau spectre qui hante le monde. Rien de plus normal pourtant, car la question de la souveraineté est fondatrice de la démocratie. Elle fonde la communauté politique, ce que l'on appelle le peuple, et définit un ordre politique.
Partout en Europe et dans le monde s'exprime la volonté populaire de retrouver sa souveraineté. Que ce soit face aux incohérences de l'Union européenne sur la crise des réfugiés, ou face aux questions suscitées par le déni de la souveraineté grecque des institutions de la zone Euro, la souveraineté est la question d'aujourd'hui.
Si la notion de souveraineté a pris une place centrale dans le débat, c'est bien parce qu'elle touche à quelque chose d'essentiel : la liberté. Celle de faire et de décider, en son propre nom comme de manière collective.
Mais qui dit souveraineté dit aussi peuple et laïcité. Aujourd'hui plus que jamais, il est impératif de rejeter les définitions du peuple fondées sur l'ethnie ou la religion, et d'affirmer la nature historique et politique de cette notion.
Faire disparaître du champ politique le principe de souveraineté ne peut se justifier que par une volonté de faire disparaître aussi le principe de démocratie. Il ne faut alors pas s'étonner de ce que la société glisse vers l'anomie et la guerre de ''tous contre tous''.
Une conférence organisée par l'association "Critique de la Raison Européenne".


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Francis Cousin, connu pour sa pensée radicalement opposée à la dictature du fétichisme de la marchandise, fait ici une mise au point sur certaines questions doctrinales fondamentales.
Partie I, index chronologique :
00:00:00 : Histoire des modes de production
00:36:35 : Histoire des révoltes dans le monde
00:51:58 : Lien entre développement des forces productives et environnement
00:57:21 : Démocratie
01:12:44 : Parti Communiste
Partie II : Donald Trump et l'extrême droite autrichienne
Partie III : grèves et Nuit Debout


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En novembre 1989, avec la chute du mur de Berlin, certains commentateurs ont annoncé le triomphe définitif de la démocratie et du même coup "la fin de l'histoire".
Deux décennies plus tard, des gouvernements régulièrement élus sont déchus et doivent démissionner sous la pression des institutions financières. La prétendue "gouvernance mondiale", feuille de vigne qui cache à peine les agences de notations et les institutions financières, semble détenir le pouvoir réel, le peuple n'étant convié qu'à des défilés de mode pour choisir le candidat le plus "sexy" pour mener la politique de Standard & Poors, Moodies ou Fitch...
Pendant ce temps, les moyens de contrôle, de surveillance et d'espionnage de la vie privée des citoyens ne cessent de s'étendre, réalisant les sombres prévisions de George Orwell dans son fameux "1984".
Ainsi l'apogée de la démocratie annoncée en 1989 pourrait bien n'avoir été que son chant du cygne.
Pourtant, ce qui se passe dans le monde arabe nous montre, au travers des convulsions, que l'aspiration à la démocratie reste le grand moteur de l'histoire moderne.