Laïcité et indépendance des peuples. Avec Philippe Forget au Cercle Aristote.


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10.12.2018

Les religions semblent retrouver une nouvelle vie dans des sociétés à la fois désertées par la pensée et livrées à de profondes mutations démographiques. Abusée, l'opinion en oublie que la République laïque s'est construite sur l'affirmation de la liberté de conscience par rapport à la religion. Tout citoyen est libre de croire ou de ne pas croire. Il ne saurait être d'emblée assigné à une identité religieuse, sous peine de régression historique.
À l'ère de la liberté éclairée de l'individu et de la souveraineté du peuple, cultes et croyances restent nécessairement confinés à la sphère privée. S'il y a des religions sur le territoire de la République, aucune ne peut être dite "de la République". Philippe Forget s'emploie donc à décrypter les nouvelles recettes idéologiques par lesquelles un cléricalisme médiatique s'évertue à tarauder la conscience critique du citoyen. Obnubilé par ses "racines", celui-ci ne conçoit plus l'universalité de l'intérêt public, il consent à être traité en individu mineur et ordonné à des tâches subsidiaires.
Comme l'explique Philippe Forget, la publicité des "minorités visibles", l'apologie du "multiculturalisme" et le culte de l'Autre aboutissent à ruiner l'unité républicaine du peuple qui dès lors macère dans ses mémoires, aux dépens du progrès commun. Les "élites" parasitaires prospèrent sur l'usure morale et politique de la conscience collective qu'elles privent ainsi d'horizon.

Avoir raison avec Bernanos. Avec François Angelier, Gilles Philippe, Sarah Lacoste, Frédéric Gugelot, Claire Daudin, Olivier Dard et Gilles Bernanos sur France Culture.


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08.2018

Écrivain obsédé par la pureté de la langue, chrétien hanté par le mal, père de famille nombreuse, monarchiste et intellectuel engagé : voici quelques-unes des facettes, complémentaires ou contradictoires, qu’évoque ce portrait de Georges Bernanos en cinq émissions.
La première d'entre elles débute en abordant sa vocation d’écrivain. Quand les enfants de son temps découvraient le plaisir de lire avec Jules Vernes, le jeune Bernanos dévorait La Comédie humaine, dont il piochait les volumes dans la bibliothèque paternelle. Mais si Balzac a sans aucun doute nourri son désir d’écrire, il n’a guère influencé son œuvre. Aux longues descriptions balzaciennes, s’oppose en effet la brièveté des phrases de Bernanos, davantage porté sur les dialogues – c’est là sa modernité.
La gloire viendra en 1926 avec son premier roman, Sous le soleil de Satan. Sept ans de travail furent nécessaires pour achever ce livre, écrit comme le seront les suivants : installé à la table d’un café, avec un cahier d’écolier, un encrier et une plume. Un rituel qui, comme son crucifix, l’accompagna toute sa vie.
Soixante-dix ans après sa mort, Bernanos reste trop souvent cantonné à l’image d’un "écrivain catholique", qui a fait des curés et prêtres les héros de ses romans, et de l’écriture une mission quasi divine. "Le bon Dieu m’a mis une plume dans la main, ça n’est pas pour rigoler avec", disait-il.
François Angelier élargit la focale, en insistant sur des aspects moins connus. Ainsi de la défiance de Bernanos envers le règne des machines, qui est abordée dans la dernière émission

Les évolutions récentes de l'Eglise catholique, par Antoine Martin.


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2018

Catholique et agrégé de Lettres classiques, Antoine Martin s'intéresse aux évolutions récentes de l'Eglisée catholique. Car des récentes déclarations attribuées au Pape François à propos de l'enfer jusqu'aux modifications du catéchisme concernant la peine de mort, les prises de position du Vatican déboussolent un nombre grandissant de fidèles.
Ces changements sont-ils de surfaces ou, au contraire, assiste-t-on à une évolution en profondeur de l'institution la plus vieille du monde ?

G.K. Chesterton, prince du paradoxe. Avec Philippe Maxence sur Méridien Zéro.


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29.01.2012

Critique littéraire, journaliste, romancier et poète anglais, Chesterton a porté un regard acéré sur le monde moderne et ses prétentions.
Soutenu par une écriture jubilatoire et un art du nonsense remarquable - cette forme d'humour typiquement anglaise -, il fait apparaître l'absurdité et l'arrogance d'une modernité infatuée d'elle-même, convaincue de sa supériorité sur toutes les époques qui l'ont précédée.
Ardent apologiste du christianisme, il voyait dans l'anthropologie chrétienne l'unique alternative permettant de faire contrepoids à la démesure contemporaine.
Philippe Maxence nous emmène en voyage au coeur de l'oeuvre et de la pensée de ce grand écrivain britannique.

Émission de "La méridienne", animée par Wilsdorf et Jean-Louis Roumégace.

Un philosophe agent secret du Roi des Rois : Jacques Maritain. Avec Stanislas Fumet sur France Culture.


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17.07.1973

Jacques Maritain s'est converti au catholicisme à vingt ans, en même temps que sa femme Raïssa. Ce couple fut le centre de gravité de la vie spirituelle et littéraire durant le premier XXe siècle, point de ralliement de nombreux intellectuels, littéraires et poètes.
Confidents de Mauriac, Green, Cocteau et Maurice Sachs, amis de Péguy, Bloy, Mounier et Paul VI, Jacques Maritain se fit mendiant du ciel au nom d'un nouvel humanisme chrétien.
Ce philosophe fut aussi un acteur engagé dans un monde en proie à la tragédie, et livrason existence à Dieu.
Retour sur un itinéraire sublime et fascinant en compagnie de nombreux amis.

Une émission animée par Stanislas Fumet, avec Robert Debré, Georges Cattaui, André Frossard, Michel Riquet, Olivier Lacombe, Georges Auric, Julien Green et Pierre Manent.

Psychologie et société : notes de lecture, par Michel Drac.


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2018

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, se penche ici sur différentes questions de société.
Ce travail est mené par la lecture de plusieurs livres dont les contenus sont ici exposés clairement.

Le sens chrétien de l'Histoire. Avec Jean Madiran à Lausanne.


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04.1968

Jean Madiran, écrivain et journaliste catholique, directeur de la revue Itinéraires, nous parle avec humour, finesse et intelligence du prétendu sens de l’Histoire invoqué par ceux qui veulent nous faire admettre toutes les folies avancées au nom d’un soi-disant progrès irréversible.
Une mise au point salutaire.

Église et immigration, le grand malaise. Avec Laurent Dandrieu à Clermont-Ferrand.


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06.03.2017

Alors que l'Europe est soumise à un afflux de migrants sans précédent, l'Eglise catholique semble imposer une vision de "l'accueil de l'autre" qui favoriserait ce que le Pape François a qualifié d' "invasion".
Laurent Dandrieu interroge : existe-t-il une autre voie qui permette de réconcilier les impératifs de la charité et de la défense de la civilisation européenne ?

Une conférence organisée par les Associations Familiales Catholiques.