Comment les livres changent le monde. Avec Régis Debray et Didier Leschi sur France Culture.


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07.2021

Les livres changent le monde. En douteriez-vous ? C'est en compagnie de l'écrivain philospohe Régis Debray et du haut fonctionnaire Didier Leschi qu'au travers de cette série d'émissions nous allons comprendre pourquoi, mais surtout comment.
Cette série sur l'histoire des idées, l'histoire du monde, l'Histoire donc tout simplement dessine le paysage (subjectif) de la trentaine de livres qui ont bouleversé, depuis 1900, la marche des choses et transformé les représentations à l'échelle internationale.
Introduite par une émission sur l'histoire de la diffusion des textes, l'étude se termine sur une tentative de dessiner l'avenir. Il y a des livres qui font tomber des murs.

Le capitalisme comme objet d'investigation ontologique. Avec Stéphane Haber pour le Séminaire Sophiapol.


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13.11.2013

De nombreux chercheurs ont récemment interrogé à nouveaux frais le concept de "capitalisme" en se penchant notamment sur les "formes de vie" qui se cachent derrière un concept probablement trop large, et trop souvent polémique, pour qualifier adéquatement les évolutions récentes de nos sociétés.
Pour ce faire, Stéphane Haber déploie avec habileté les meilleures ressources de la philosophie, alliant une compréhension fine et critique des auteurs qui les ont précédés à une ouverture sur les implications contemporaines des théories évoquées, notamment grâce à des emprunts bienvenus aux sciences humaines et sociales.
L'idée n'est autre que de considérer adéquatement l'objet dont il est question, à savoir le capitalisme et son caractère protéiforme, ce afin de réarmer notre arsenal conceptuel encore en développement.

Werner Sombart et l'esprit du capitalisme. Avec Guillaume Travers pour Ego Non.


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08.2022

Pilier de la grande sociologie allemande avec Max Weber, Ferdinand Tönnies et Georg Simmel, Werner Sombart mértie d'être (re)découvert. Et s'il est relativement oublié aujourd'hui, ses contributions à l'histoire de la sociologie, de l'économie et de la pensée politique n'en sont pas moins considérables.
Contrairement à ce que l'on croit habituellement, c'est Werner Sombart lui-même qui donna au terme "capitalisme" la popularité qu'on lui connaît de nos jours, l'analysant pourtant différemment que Karl Marx. Par sa recherche d'une troisième voie, entre le capitalisme et le marxisme, permettant de sortir de "l'ère économique", Werner Sombart compte également parmi les grandes figures de la Révolution conservatrice allemande.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'05'16 : La vie de Werner Sombart et la genèse de sa pensée
 - 0'11'00 : La Methodenstreit
 - 0'29'47 : Le capitalisme et l'influence de Karl Marx
 - 0'43'50 : Le bourgeois
 - 0'56'00 : Les origines religieuses du capitalisme
 - 1'12'50 : Dépasser le capitalisme ?
 - 1'19'00 : Héros et Marchands
 - 1'27'47 : Le socialisme allemand et Vom Menschen
 - 1'41'35 : La postérité de Werner Sombart

Ethique minimale d'Ogien ou éthique de la praxis de Clouscard ? Avec Romain Roszak à l'Institut Humanisme Total.


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07.2022

S'appuyant notamment sur les travaux de Ruwen Ogien et de Michel Clouscard, Romain Roszak intervient sur les questions d'éthique et de morale.

Conférence :
 - 0'00'00 : Introduction de Loïc Chaigneau
 - 0'05'15 : Introduction Romain Roszak
 - 0'08'43 : Principes de l'éthique minimale d'Ogien
 - 0'18'51 : Principes de l'éthique de la praxis
 - 0'22'21 : Quel lien y a-t-il entre l'éthique et les rapports de production-consommation ? À propos de quoi l'éthique de la praxis s'oppose-t-elle à l'éthique minimale (et à l'ambiance morale dominante en général) ?
 - 0'31'33 : Explicitation du rapport entre plaisir et exploitation. Pourquoi le minimalisme est intenable
 - 0'42'10 : L'éthique de la praxis comme suppression et accomplissement de la morale (répressive ou émancipatrice)
Questions :
 - 0'55'11 : Le Frivole et le Sérieux de Clouscard est-il idéaliste ?
 - 1'06'29 : Quelle application individuelle de l'éthique de la Praxis ?
 - 1'12'01 : Quel rapport entre l'éthique minimale et certaines activités amorales visant uniquement le gain ?
 - 1'17'18 : La polarisation et la décadence morale de la bourgeoisie est-il annonciateur de sa fin proche ?
 - 1'26'01 : Clouscard réalise t-il un retour marxiste à l'impératif catégorique kantien ?
 - 1'33'32 : Clouscard met-il à jour le marxisme-léninisme ?

Produire pour durer. Avec Pierre Caye pour l'Institut National des Sciences Appliquées.


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08.10.2020

La crise en cours remet à l'ordre du jour la volonté de transformer notre système productif de façon à le rendre plus protecteur et plus durable. Les bonnes volontés ne manquent pas, mais disposons-nous des outils et en particulier des outils intellectuels nécessaires ?
Il s'agit de prendre au sérieux la notion de développement durable : non seulement un développement qui se déploie à travers le temps, ce qui est une tautologie, mais qui construit de la durée et dont les principes mêmes – le capital, le travail, la technique – sont commandés par le sens de la durée. La question économique s'en trouve profondément renouvelée.

Une conférence qui s'inssère dans le cycle "Ralentissements" des discussions de la Chocolaterie.

Homo imaginans. Avec Cornelius Castoriadis pour la CNDP.


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1992

L'être humain est une psyché et cette psyché est "imagination radicale". Chez le nouveau-né, la psyché est une "monade psychique" pour laquelle ne fait sens que ce qui est exclusivement plaisir. La société lui imposera une socialisation
et créera ainsi ce qu'on appelle l'individu. Celui-ci va incarner les institutions de la société mais sera aussi susceptible de les altérer. C'est cette altération qui fait l'Histoire.
Né en Grèce en 1922, Cornélius Castoriadis vit en France depuis 1945. Philosophe de formation, il est aussi économiste et psychanalyste. Son livre le plus marquant est L'institution imaginaire de la société, paru en 1975. Mais il est aussi l'auteur de très nombreux ouvrages et articles de critique du marxisme bureaucratique et d'analyse politique, anthropologique et philosophique.
Durant cet entretien, il revient sur ses thèmes de prédilection que sont l'imagination, la création et l'autonomie.

Émission "Chercheurs de notre temps", animée par Dominique Bollinger.

Roswitha Scholz et le Sexe du capitalisme. Avec Benoit Bohy-Bunel et Ivan Recio pour la Maison du Savoir.


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04.2021

L'apport de Roswitha Scholz à la théorie critique de la valeur n'est pas un apport secondaire ou un développement cumulatif, mais une révolution totale de la théorie critique. Le passage de la critique de la valeur à la critique de la valeur-dissociation est un changement de qualité et de cadre théorique.
C'est alors non seulement la critique de l'économie politique qui s'en trouve bouleversée, mais plus largement la critique de la forme sociale capitaliste, qui doit alors être thématisée en tant que patriarcat-producteur de marchandises ou capitalisme-patriarcat.
Ce cycle de conférences se veut une introduction à cette théorie critique fondamentale, devant permettre ensuite une entrée plus facile dans les textes Roswitha Scholz.

La société ingouvernable : une généalogie du libéralisme autoritaire. Avec Grégoire Chamayou pour le Cercle du Mail à Genève.


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13.11.2018

Partout, ça se rebiffait. Les années 1970, a-t-on dit à droite et à gauche, du côté de Samuel Huntington comme de Michel Foucault, ont été ébranlées par une gigantesque "crise de gouvernabilité".
Aux États-Unis, le phénomène inquiétait au plus haut point un monde des affaires confronté simultanément à des indisciplines ouvrières massives, à une prétendue "révolution managériale", à des mobilisations écologistes inédites, à l'essor de nouvelles régulations sociales et environnementales, et – racine de tous les maux – à une "crise de la démocratie" qui, rendant l'État ingouvernable, menaçait de tout emporter.
C'est à cette occasion que furent élaborés, amorçant un contre-mouvement dont nous ne sommes pas sortis, de nouveaux arts de gouverner dont Grégoire Chamayou retrace, par le récit des conflits qui furent à leurs sources, l'histoire philosophique.
On y apprend comment fut menée la guerre aux syndicats, imposé le "primat de la valeur actionnariale", conçu un contre-activisme d'entreprise ainsi qu'un management stratégique des "parties prenantes", imaginés, enfin, divers procédés invasifs de "détrônement de la politique".
Contrairement aux idées reçues, le néolibéralisme n'est pas animé d'une "phobie d'État" unilatérale. Les stratégies déployées pour conjurer cette crise convergent bien plutôt vers un libéralisme autoritaire où la libéralisation de la société suppose une verticalisation du pouvoir. Un "État fort" pour une "économie libre".