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Une analyse claire et précise des conséquences du modèle capitaliste néolibéral sur l'économie réelle.
L'exemple de la grande crise de 1929 est analysé en profondeur, afin de comprendre les logiques ayant mené à la contraction des échanges commerciaux.
Emission "J'ai dû louper un épisode..." animée par Pascale Fourier.
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Après l'échec du communisme réellement existant et depuis l'avènement du règne de l'individualisme, l'idée de communauté semble un rêve brisé, une attente souvent comblée par les sursauts, réflexes ou replis identitaires. Sur quelles bases politiques, juridiques et esthétiques inventer un nouveau commun des hommes ?
A l'heure de la mondialisation et du capitalisme cognitif, Antonio Negri propose le concept de "multitudes" (Spinoza) pour penser l'internationalisation des luttes. Le "peuple", par essence enraciné, renverrait à une forme de lutte dépassée par l'histoire et le développement des échanges.
Il est intéressant de remarquer la haine qu'Antonio Negri porte à la forme politique de l'état-nation. C'est un fil conducteur pour comprendre sa pensée très populaire dans les milieux alter-mondialistes.


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"C’est en philosophe, et dans la lignée des travaux de Bernard Stiegler et de l’association Ars Industrialis, que je voudrais aborder ici la question de l’addiction en général, c’est à dire en fin de compte le thème du désir et de la vie, de la vie du désir, de la vie comme désir. Nous soutiendrons en effet que la vie elle-même, et sans doute la vie humaine d’une manière plus profonde encore, est addictive en son principe, dans la mesure où elle est animée par du désir, affectée, motivée, mobilisée par des « objets » auxquels elle s’attache et qu’elle investit et même sur-investit : aimer, c’est, en un sens, être « addict », ne pas pouvoir s’imaginer sans l’autre. De ce point de vue, nous proposerons d’interpréter le développement des addictions proprement pathologiques – ce que n’est pas toute addiction - comme le signe d’une dégradation du désir individuel et collectif, de sa régression au niveau d’un fonctionnement pulsionnel, compulsif et monomaniaque. Or, nous voudrions montrer que ce type de comportement addictif est d’une certaine manière érigé en norme et pratiquement organisé par le capitalisme consumériste, dont le système repose fondamentalement sur la sollicitation incessante des pulsions d’achat des consommateurs par le marketing : en ce sens, la société de consommation est en elle-même une société d’addiction, et par là addictogène, qui surexploite, épuise et dérègle aussi bien les milieux psychiques et sociaux que les milieux naturels." Julien Gautier
Conférence prononcée dans le cadre d'une journée consacrée à l'éducation par l'association de consultation familiale SAGA à Bobigny.


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La mafia naît sur les décombres du "régime féodal" mais c'est avec l'avènement de la démocratie et du capitalisme qu'elle connaîtra son essor.
Comment l'expliquer ? Quels sont aujourd'hui les dangers que fait peser cet "ordre parallèle" sur notre société ? La liquidation de l'état-providence favorise-t-il ou non le développement de ces activités criminelles ?
Emission "Le Bien commun" conduite par Antoine Garapon.


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Les réformateurs et la plupart des opposants à la réforme actuelle des retraites, malgré leurs divergences, fondent leur diagnostic du prétendu " problème des retraites " sur les mêmes présupposés nous subirions un choc démographique, il serait impossible d'augmenter les cotisations qui alimentent les retraites, c'est un prélèvement sur la valeur produite par les actifs qui financerait les pensions, la justice voudrait que le montant des pensions soit déterminé par la somme des cotisations versées du temps de son activité. Bernard Friot répond à ces arguments et propose une tout autre analyse. L'enjeu des retraites, c'est d'abord reconnaître et prolonger l'indéniable réussite humaine et politique des retraites. C'est également mettre en débat le statut du salaire et de la qualification pour tous, ainsi que le rapport au travail que nous voulons promouvoir.


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Les deux exposés d'Annie Lacroix-Riz et de Jacques Nikonoff visent à mettre en évidence les continuités historiques de la politique allemande depuis la fin de la première Guerre Mondiale jusqu’au début de la construction européenne, depuis l’hyperinflation des années 20 jusqu'aux déflations salariales et délocalisations contemporaines. Soit le dilemne d'une nation dont le projet de domination impériale n'a jamais déserté ses classes dirigeantes.


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L'époque tend à la subordination des activités scientifiques et des pratiques éducatives à la logique du capitalisme néolibéral. La connaissance, sous l'effet des politiques publiques et de la concurrence mondiale, change de statut et de fonction. Elle est mise en marché, regardée sous l'angle exclusif de sa valeur économique, soumise à un management bureaucratique oppressif.
Ce constat du basculement dans l'hyper-utilitarisme nous conduira à examiner les racines théoriques de cette conception et les facteurs historiques qui en assurent aujourd'hui le succès. Il nous amènera également à examiner les formes et les effets de cette mutation dans le champ de la recherche et dans celui de l'enseignement. Il nous invite à la résistance et, en fin de compte, à l'invention collective d'une connaissance réellement émancipée.


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Au-delà de la critique marxiste du capitalisme, il pourrait être pertinent d'analyser les affects que celui-ci met en œuvre pour assurer sa perpétuation. Après l'époque de la contrainte et de la discipline autoritaire, nous voici face à une entreprise d'enrôlement du désir et du plaisir où le salarié est tenu d'adhérer à sa propre aliénation. De ce point de vue, il parait salutaire de revenir à Spinoza pour comprendre comment les affects du salarié peuvent être synonyme de domination et en un sens se retourner contre lui.
Un dépassement du capitalisme contemporain ne peut en effet se concevoir sans cette compréhension.