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Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'arrète sur les différents écrits publiés par les candidats à l'élection présidentielle française de 2017.
Ces livres, en plus de mettre en lumière les idées que portent certains politiques, nous renseignent plus largement sur notre époque, ses dérives et la dynamique historique qui nous (em)porte.


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Uli Windisch, professeur honoraire à l'Université de Genève en sociologie, communications et médias, a lancé en 2012 le web-journal suisse romand LesObservateurs.ch, avec lequel il a depuis conquis une audience importante.
Cette conférence fait le point sur 5 années de combats pour la réinformation anti-politiquement correct et sur les difficultés à mettre en place un organe qui serait un réel contrepoids idéologique à la bien-pensance et à la propagande journalistique.
Foin de langue de bois : laissons place aux thèmes qui fâchent et qui mettent le feu au débat politique. Et que vive le modèle suisse !
Une conférence modérée par David L'Epée.


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Nos sociétés occidentales sont victimes du virus de la culpabilisation collective. Véritable arme de "destruction massive", cette culpabilisation est mise en oeuvre sous la forme de "mythes fondateurs" qu'Alexandre Del Valle analyse un à un : les croisades, les "ténèbres" du Moyen Age, la diabolisation de l'Eglise catholique, la "dette" envers la science arabo-musulmane, Al-Andalus, les accusations d'esclavagisme, de colonialisme et de racisme à sens unique, la "mondialisation heureuse" et les dérives de l'Union européenne.
Persuadé que la "guerre des représentations" est la clef de tous les conflits, il poursuit en identifiant le processus de désinformation à l'origine de cette manoeuvre de déstabilisation collective.
Selon lui, la culpabilisation pathologique qui sape les fondements mêmes de nos sociétés ouvertes est aux antipodes de la saine capacité à s'autocritiquer, car loin d'aider les peuples à tirer les leçons du passé, elle est fondée sur la haine de soi et attise celle de l'Autre à notre endroit.
Afin de retrouver l'estime de soi, condition nécessaire pour être respecté par les autres, Del Valle invite la France et ses alliés occidentaux à mettre en oeuvre d'urgence une thérapie globale de déculpabilisation.
Il montre enfin en quoi la survie géopolitique des nations occidentales dans le nouveau contexte multipolaire passe par leur capacité à substituer à leurs prétentions universalistes, souvent contre-productives, un recentrage stratégique et une réappropriation de leur identité propre, dont le monde slavo-orthodoxe, trop souvent diabolisé, est l'un des piliers.
Emission du "Libre Journal de Charles Zorbib", animée par François Costantini.


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Sans doute l'effondrement de la civilisation romaine n'eut-il ni l'uniformité, ni la fulgurance dont se plut à le parer l'imagerie romantique. La disparition de l'empire d'Occident n'en fut pas moins le résultat d'une submersion violente du territoire romain par des populations qui désiraient jouir de ses richesses sans adopter ses disciplines. Elle se traduisit, pour ses contemporains, par un désastre comme l'histoire en offre peu d'exemples.
Au fil d'un récit plein de drames, de fureurs, de retournements, d'où émergent de grandes figures, Michel De Jaeghere fait revivre le siècle décisif qui sépare l'irruption des Goths, en 376, de la déposition, cent ans plus tard, de Romulus Augustule. Brossant le portrait de la société et des institutions de l'antiquité tardive, comme celui des peuples barbares qui se pressaient alors aux porte de l'empire, il analyse sur la longue durée le processus qui vit la montée en puissance des populations germaniques à l'intérieur du monde romain, en ne négligeant ni l'histoire militaire, ni les circonstances politiques, économiques et sociales qui réduisirent les autorités romaines à l'impuissance.
Il inscrit, surtout, l'ensemble de son analyse dans une double réflexion sur la grandeur et les limites de la civilisation antique et sur les causes de la mort des empires.


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Dans ce numéro des "Idées à l’endroit", Alain de Benoist se consacre au thème de l’identité. Car l'identité, tout le monde en parle ! Certains estiment que c’est la question centrale. D’autres que c’est un faux problème. Mais de quoi parle-t-on ? De l’identité collective ou individuelle ? De l’identité française ou européenne ? Et toutes ces questions sont-elles pertinentes ?
Pour en parler, Alain de Benoist s’est entouré de trois personnalités aux points de vue très différents et antagonistes : Thibault Isabel, essayiste et rédacteur en chef de la revue Krisis ; Philippe Forget, auteur d’un essai intitulé L’obsession identitaire et Laurent Dandrieu, rédacteur en chef des pages culture de Valeurs Actuelles et dont le dernier livre en date Eglise et immigration - le grand malaise rencontre un très vif succès public.


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Gérard-François Dumont, professeur à l’Université de Paris-Sorbonne et directeur de la revue Population & Avenir, et Michèle Tribalat, démographe et ancienne directrice de recherche à l'Institut national d'études démographiques, nous donnent deux exposés respectivement sur les perspectives démographiques en Europe et en France.
La question de l'apport de population lié aux phénomènes migratoire est traité en profondeur.
Une conférence organisée par l'association "Critique de la raison européenne".


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Les récents attentats du mois de janvier 2015 ont donné aux vrais partisans d'une laïcité sans concession l'espoir vite déçu que le gouvernement avait enfin pris au sérieux les avertissements circonstanciés qui depuis quinze ans nous prévenaient de la radicalisation des jeunes.
Nous avons laissé filer la laïcité, sous prétexte de nous adapter aux "nouveaux publics", nous avons abandonné la culture aux confessions de toutes origines sous prétexte d'œcuménisme, et pour respecter le "droit à l'expression" et nous avons laissé la place à des fanatiques en puissance.
C'est cet émiettement de la laïcité qu'analyse Jean-Paul Brighelli.


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L'historien israélien Shlomo Sand esquisse une petite histoire des intellectuels français, de Voltaire à Michel Onfray.
Depuis le mouvement des Lumières jusqu'aux philosophes médiatiques que nous connaissons et en passant par l'affaire Dreyfus qui a vu naître ce terme, c'est le rapport particulier que notre société française entretient avec les intellectuels qu'il est intéressant de questionner.
Car si les engagements furent par exemple assez différents face aux deux grandes idéologies du XXe siècle (le communisme et le fascisme), les positions sont également partagées devant les obsessions identitaires de notre temps.
Une réflexion qui devrait nous obliger à prendre du recul devant les déclarations des clercs qui ne sont que le reflet de l'air du temps.