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Dans les années 1960 et 1970, partout dans le monde, des révoltes éclatent contre l'emprise grandissante de la marchandise et de l'État sur tous les aspects de la vie.
Les situationnistes ont contribué à forger les outils critiques de ce soulèvement généralisé, aux côtés d'intellectuels et de groupuscules influencés par le marxisme et l'anarchisme. Mais à la différence de ces derniers, ils ne venaient pas tant du mouvement ouvrier que des avant-gardes artistiques du XXe siècle : Dada, le surréalisme, le lettrisme.
Artistes en rupture de ban, mi-rebelles mi-voyous, les situationnistes s'étaient réunis sur la base d'un programme radical : le refus des conditions de vie faites à l'homme moderne, aussi bien dans les sociétés capitalistes avancées que dans les régimes dits communistes, et la volonté d'expérimenter de nouvelles formes d'existence et de communauté en rupture avec l'ordre établi.
Cette émission analyse les racines culturelles des théories et des pratiques situationnistes.
Est également exploré la postérité diverse et souvent contradictoire : entre récupération et radicalisation, du côté des intellectuels postmodernes ou de l'art contemporain, chez les stratèges du pouvoir néocapitaliste comme dans les rangs des révoltés d'aujourd'hui.


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Le paradis (chrétien) a une histoire qui est celle de ses évocations successives, même si les fondements scripturaires sont restés les mêmes.
Ces évocations constituent les révélateurs d'une évolution globale. Elles accompagnèrent les transformations de notre civilisation avec la promotion de la musique, la maîtrise de la perspective, le succès prodigieux des coupoles, la naissance du protestantisme et celle de la science moderne.
Vint un moment où ciel et paradis ne coïncidèrent plus. Depuis la fin du XVIIIe siècle, l'au-delà est devenu infigurable. Est-ce à dire qu'il n'existe pas ?




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Les thèmes de la transcendance, de l'infini, de Dieu, et de la possibilité de les représenter par une quelconque forme d'art restent au centre de la présente discussion.
Mathieu Lours est présent à l'émission à l'occase de la sortie de "L'autre temps des cathédrales", présentant les différents mouvements d'aménagement menés entre le concile de Trente et la révolution française.


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Ou comment refuser l'architecture contemporaine et la reprendre à partir de l'Art Nouveau.
David Orbach nous montre en quoi l'architecture, comme toute autre production culturelle, est le reflet des valeurs qui sous-tendent une certaine vision du monde. Et la vision du monde qui s'exprime -majoritairement- dans l'architecture contemporaine, c'est le mondialisme.
Contre une vision déterritorialisée, privilégiant systèmatiquement le mouvement et l'industriel, le conférencier fait l'éloge des constructions traditionnelles et populaires.
C'est dans la recherche de nos riches traditions que nous trouverons les ressources nécessaires pour renouveller notre habitat et notre architecture.
Remarque : les liens vidéos contiennent les planches des présentations et permettent de visionner les exemples architecturaux mentionnés dans la conférence.