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Alain Badiou présente son séminaire de 1986 sur Malebranche, précurseur cartésien et baroque de la dialectique hegelienne.
Au-delà de l'exceptionnelle qualité stylistique du discours philosophique de Malebranche, en quoi cette esthétique philosophique baroque peut-elle nous gratifier encore aujourd'hui, et nous conduire vers la théorie "moderne" de la phénoménologie du sujet, par la "vision en Dieu".
Une heure de jubilatoire "clarté et distinction", avec évidemment en arrière plan... l'Être et l'événement.


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Jean Clair, pour quoi le surréalisme est "le seul mouvement d'avant-garde à avoir acquis un succès populaire et durable", se propose d'en dévoiler la part d'ombre.
Les oeuvres produites par ce mouvement laissent transparaître un gout de la violence certain, un attrait pour l'irrationnel et la mystique de masses qui reproduiraient à une échelle groupusculaire les méthodes totalitaires.
C'est cette position que va combattre Jacqueline Chénieux-Gendron en prenant le parti de défendre cet héritage artistique.


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D’après Antoine Compagnon, un antimoderne est d’abord un moderne qui n'a pas bonne conscience !
Ni réellement conservateur ou traditionaliste, ni conformiste ou néo-classique, il est un moderne divisé et partagé. Ces idées fixes sont au nombre de six : historique, la contre-révolution ; philosophique, les anti-Lumières ; morale, le pessimisme ; religieuse, le péché originel ; esthétique, le sublime ; et stylistique, la vitupération.
Mais si Antoin Compagnon dresse ce constat, c'est aussi pour reconnaître que les antimodernes ont été le sel de la modernité, son revers ou son repli, sa réserve et sa ressource.
Philippe Muray, que l'on peut classer dans cette catégorie, accompagne cette émission de ses analyses fines et mordantes.


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"L’adoption déculpabilisée d’un certain degré de conservatisme critique définit désormais l’un des fondements indispensables de toute critique radicale de la modernité capitaliste et des formes de vie synthétique qu’elle prétend nous imposer. Tel était, en tout cas, le message d’Orwell." Jean-Claude Michéa


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Une grande conversation généraliste sur les sujets de prédilection d'Henri Guillemin.
Le journaliste l'interroge d'abord sur son travail icconoclaste dans la littérature française du XIXe siècle.
L'entretien continue en abordant la révolution française au travers des portraits croisés de Danton et Robespierre. Puis viennent le personnages de Tolstoï, la vie de Bernanos et le mythe d'un maréchal Pétain impolitique.


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Après une longue introduction pendant laquelle Françoise Bonardel revient sur son parcours (l'intérêt et l'étude de l'alchimie et de l'hermétisme, son attrait pour Antonin Artaud), le thème de la crise de l'identité européenne est abordé.
En lieu et place des définitions friables et moribondes de la culture européenne, elle propose la troisième voie de la renaissance spirituelle à travers la "grande culture" de la Renaissance et des Lumières, entre ces deux écueils que sont l’enracinement patriotique et le relativisme d’une société de consommation mondialisée.
Emission "For intérieur" animée par par Olivier Germain-Thomas.


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Alphonse Boudard mérite le détour. Au terme d’une vie fort riche, que beaucoup pourraient lui envier malgré les épreuves traversées, il a connu tellement de choses si différentes : la guerre, les bordels, les voyous, la prison, la maladie, le succès et les lettres, l’amour...
Expert ès comédie humaine, Alphonse a aussi fait son miel de ces personnages loufoques, croisés durant son sacré périple, dont il raffole.
Après avoir tant vécu, et tant écouté, il nous restitue cet étonnant bestiaire humain dans sa longue suite romanesque, ces "vacances de la vie" ou "chroniques de mauvaise compagnie". Le tout dans une langue savoureuse, gorgée de trouvailles et de vie.
L’oeuvre d’Alphonse est toute entière une ode à l’amitié, au rire, à la liberté, à la vie, indestructibles malgré les coups du sort.
C'est cette atmosphèe que nous restitue Pierre Gillieth dans cette émission, épaulé des animateurs Gérard Vaudan et Eugène Krampon.