La fabrique du monstre dans l’art moderne. Avec Jean Clair sur Fréquence Protestante.


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12.05.2013

L’art moderne s’est souvent voué à la laideur. Anatomies difformes, palettes outrées, compositions incongrues, volonté de surprendre et de heurter : qui oserait encore parler de beauté ? Faute de pouvoir en appeler à la raison historique et à la désuétude des canons anciens – des proportions de Vitruve à la perspective d’Alberti -, ne convient-il pas de rechercher ce qui a provoqué ce changement radical dans l’élaboration des formes qu’on appelle "art" ?
S’appuyant sur les matériaux patiemment rassemblés depuis trente ans, Jean Clair propose une lecture anthropologique de l’esthétique moderne qui croise l’histoire de l’art, l’histoire des sciences et l’histoire des idées. Ainsi la seule année 1895 a-t-elle vu, simultanément, la naissance du cinéma. la découverte des rayons X, les applications de la radiotéléphonie (mais aussi la croyance en des rayonnements invisibles chez les tenants de l’occultisme), les premiers pas de la psychanalyse, l’essor de la neurologie : la sensibilité en est bouleversée, mais d’abord la façon qu’a l’artiste de se représenter le monde visible et singulièrement le corps humain.
Paradigmes et paramètres, les modèles ont changé. L’art devient l’expérimentation du monstrueux et crée de nouvelles entités parmi lesquelles Jean Clair distingue trois figures directrices : le mannequin des neurologues, descendant des alchimistes et de Goethe, le Géant des dictatures, "l’Ogre philanthropique" dont Le Colosse de Goya est le prototype, l’Acéphale enfin, le nouveau dieu des avant-gardes célébré par Georges Bataille.
Emission "Licences politiques".

La violence faite aux images. Avec Jean Baudrillard à l'ENS Paris.


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19.05.2004

Double meurtre symbolique : aujourd’hui tout prend forme d’image, le réel a disparu sous la profusion des images.
Mais on oublie que l’image elle aussi disparaît sous le coup de la réalité. L’image est la plupart du temps dépossédée de son originalité, de son existence propre en tant qu’image, et vouée à une complicité honteuse avec le réel.
La violence qu’exerce l’image est largement compensée par la violence qui lui est faite - son exploitation à fin de documentation, de témoignages, de message (y compris les messages de misère et de violence), son exploitation à des fins morales, pédagogiques, politiques, publicitaires..... Là, prend fin le destin de l’image, à la fois comme illusion fatale et comme illusion vitale.

La musique, l'art et la mystique. Avec Maxence Caron interrogé par David mascré sur Radio Notre-Dame.


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17.02.2010

Maxence Caron développe une réflexion sur le sens de la musique et de l'art plus généralement.

Le Storytelling : la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits. Avec Christian Salmon à la Bibliothèque municipale de Lyon.


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20.03.2008

Depuis qu'elle existe, l'humanité a su cultiver l'art de raconter des histoires, un art partout au coeur du lien social.
Mais depuis les années 1990, aux États-Unis puis en Europe, il a été investi par les logiques de la communication et du capitalisme triomphant, sous l'appellation anodine de storytelling : celui-ci est devenu une arme aux mains des "gourous" du marketing, du management et de la communication politique, pour mieux formater les esprits des consommateurs et des citoyens.
C'est cet incroyable hold-up sur l'imagination des humains que révèle Christian Salmon dans ce livre, au terme d'une longue enquête consacrée aux applications toujours plus nombreuses du storytelling : du marketing à la communication militaire, le raisonnement rationnel est mis de côté au profit d'une machine à raconter censée envoûter l'individu.

Quels retours du récit ? Avec Christian Salmon, Vincenzo Susca et Wajdi Mouawad au Théâtre des idées du Festival d'Avignon.


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20.07.2009

Face au hold-up sur l'imaginaire effectué par les machines à fabriquer des histoires mises en place par l'industrie culturelle ou les officines de communication politique, comment l'art de la représentation peut-il résister à ce nouvel ordre narratif, à l'heure où les frontières entre le réel et la fiction s'estompent ? Comment inventer des histoires et des contre-narrations libératrices face à cette nouvelle "arme de distraction massive" ?
Christian Salmon a mené une longue enquête les techniques de storytelling qui deviennent l'apanage des pouvoirs, comme l'illustre la multiplication aux États-Unis des pratiques narratives dans les domaines les plus divers, tels que le management, le marketing ou la communication politique.
Wajdi Mouawad, quant à lui, s'emploie à réactiver la faculté émancipatrice du récit dans son œuvre théâtrale, en construisant des fictions libératrices qui échappent à l'ordre du discours.
Enfin, le sociologue Vincenzo Susca a exploré la construction fictionnelle de l'ascension de Silvio Berlusconi au pouvoir, à la fois fable émancipatrice et récit manipulateur.
Un dialogue à trois voix pour comprendre comment l'art du récit peut échapper à cette volonté qu'ont certains pouvoirs de vouloir nous "raconter des histoires".

L’Europe et l’islam, quinze siècles d’histoire. Avec Henry Laurens et Gilles Veinstein sur Canal Académie.


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03.05.2009

Comment aborder l’Europe et l’islam aujourd’hui sans opposer deux civilisations ?
Depuis le VII esiècle, les contacts entre l’Europe et le monde musulman n’ont cessé. Pour comprendre la richesse et la variété de ces relations dont les racines s’enfoncent dans un héritage religieux, culturel et intellectuel commun, Henry Laurens et Gilles Veinstein se proposent d'examiner l'histoire des échanges entre ces deux aires culturelles sur les quinze derniers siècles afin d'éclairer les enjeux contemporains.

L'oeuvre de Mario Vargas Llosa. Avec Alain Laurent à l'Institut Coppet.


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25.11.2010

Deuxième partie du séminaire d’Alain Laurent consacré au libéralisme hispanique.
Est présenté le parcours et l'oeuvre du nouveau prix Nobel de littérature, Mario Vargas Llosa.