Paul Yonnet à voix nue, sur France Culture.


(0)
748 Vues
0 commentaire
09.2009

L'oeuvre de Paul Yonnet, sociologue, essayiste et écrivain, se situe au confluent de trois convictions :
 1) L’analyse de l’expérience personnelle est le premier pas vers la connaissance de l’homme, des sociétés qu’il forme et de leur histoire. Certitude très tôt acquise, d’abord par la lecture fondamentale, à quinze ans, du "Voyage au bout de la nuit" de Céline, puis, déplacée dans le champ de la sociologie, lors de ses premières études des phénomènes du loisir. Ainsi a-t-il découvert, en étudiant "la France du tiercé", dont il était naturellement proche, à quel point les acteurs de base du phénomène possédaient une connaissance spontanée savante, et à quel point, à l’inverse, une sociologie de l’extériorité, traitant le social avec désinvolture, véhiculait de contresens et de préjugés. D’où le recours à la méthode de la "participation observante" - séparée des phases ultérieures de l’objectivation.
 2) Passionné de démographie, d’histoire (de toutes les histoires), de droit, de psychologie, de philosophie, de littérature, d’anthropologie, mais aussi par les apports des sciences à l’explication des phénomènes sociaux, Paul Yonnet ne conçoit pas que la recherche ni l’élucidation puissent avoir lieu à l’intérieur d’une "discipline" seule, artificiellement recluse derrière les remparts qu’elle a (ou aurait) construits. Ardente obligation de l’interdisciplinarité.
 3) La vérité gît dans les livres. Mais il est plusieurs chemins pour y accéder, et notamment la voie littéraire. Il s’ensuit quelques conséquences : il n’est de pensée qu’écrite ; la sociologie, comme la philosophie ou l’ethnologie, est aussi un style et un art littéraire (Raymond Aron, Claude Lefort, Claude Lévi-Strauss) ; l’analyse des oeuvres de la littérature est un temps essentiel de la recherche ; nous pouvons entrer directement dans le cercle magique pour y côtoyer les écrivains (c’est Le Testament de Céline).

Amateur d'art ou consommateur ? Avec Bernard Stiegler aux rencontres organisées par Libre Accès.


(0)
792 Vues
0 commentaire
08.09.2009

Dans l’art et la culture, comme dans tous les domaines, le consommateur a remplacé l’amateur. L’audimat et le marketing ont fait leur entrée dans les musées. Les publics sont devenus des audiences au sens des grands médias de masse. Le rapport aux œuvres devient de plus en plus quantitatif. Ce consumérisme est à l’opposé de cette relation éminemment qualitative et intime qu’un amateur d’art entretient avec les œuvres.
Nous ne sommes plus dans une économie du désir, mais de la dépendance, nous vivons dans une société grégaire où la croissance est devenue une mécroissance : une société du tout-jetable, de l’infidélité, promue par un capitalisme pulsionnel qui fonce dans un mur.

L’honneur d’un temoin. Avec Pierre Schoendoerffer sur Canal Académie.


(0)
511 Vues
0 commentaire
2007

Interview par Elizabeth Antébi du cinéaste mythique, réalisateur de "La 317ème Section" à "L’Honneur d’un Capitaine" jusqu'à "Le Crabe-Tambour".

Maxence Caron s'entretient avec Marc Fumaroli : voyage dans l’inhérente liturgie des arts.


(0)
668 Vues
0 commentaire
03.2009

La sortie de l'ouvrage "Paris-New York et retour – Voyage dans les arts et les images" est le prétexte à cet entretien qui permet à Marc Fumaroli de jetter un long regard sur le monde des arts.
Il discerne, dans l’invasion contemporaine de ce dernier par l’image, une décadence de l’être-au-monde en général. L’image pullulante, terroriste à proportion de fantomatisme, fait évoluer l’homme au sein d’un univers de simulacres qui le coupent de tout référent et le courbent à immanence, ce qu’au contraire l’essence même de l’art permet d’éviter.
A l’industrie des "images-vampires", Marc Fumaroli oppose une conversion à "l’éternel retour de la Beauté", invitant à participer ainsi par elle à l’habitacle où se diffuse, en une même médiation, l’équilibre de la nature et de la grâce, ce visage caché du Christ dans l’art, cette sancta facies abscondita qui est le secret de toute peinture véridique.

Jean Clair à voix nue, sur France Culture.


(0)
790 Vues
0 commentaire
09.2012

Historien d’art et conservateur de musées, ancien directeur du musée Picasso, écrivain et académicien, Jean Clair est né en 1940 à Paris, où vivaient ses deux parents paysans venus y gagner de quoi vivre.
Jean Clair est également un commissaire d’expositions original car croisant sans cesse l’histoire de l’art avec l’histoire des idées et celle des sciences. Une place particulière est réservée à la psychanalyse dans toutes ces expositions et dans ses écrits.
C'est enfin un polémiste de talent qui part souvent en guerre contre ce qui l’irrite - l’art contemporain, essentiellement.

La société française et son évolution récente. Interview d'Alain Soral sur Radio 103.


(0)
4487 Vues
0 commentaire
08.2005

Le sociologue bien connu nous donne un entretien passionnant qui balaie un grand nombre de sujets : de l'université française au féminisme, du capitalisme de la séducation à l'évocation de son parcours, de l'art contemporain au populisme, on trouve toujours matière à réflexion.

Eric Hobshawm à voix nue, sur France Culture.


(0)
685 Vues
0 commentaire
10.2003

Né avec le XX siècle, l'immense historien Eric Hobsbawm revient sur sa traversée de "l'âge des extrêmes".
Il faut l'écouter raconter avec pudeur sa naissance hasardeuse à Alexandrie, ses heures précaires d'enfant juif dans la Vienne des années 20 et son adolescence exaltée dans le Berlin de 1933, où il découvre le communisme à 15 ans, au moment où Hitler est aux portes du pouvoir. Il faut le suivre dans sa fuite du nazisme pour trouver refuge à Cambridge, sur fond de guerre d'Espagne, et expliquer son engagement au parti communiste, envers et contre tout.
Après la guerre, il a été en première ligne pour renouveler le sens et la pratique de l'histoire au point de devenir, dans le monde anglo-saxon, l'équivalent de ce que représente Braudel en France.
Amoureux du jazz et des cultures populaires, Eric Hobsbawm est aussi un extraordinaire témoin de notre temps.
Esprit alerte et brillant, il nous livre au cours de ces entretiens une autre face, sur un mode plus personnel, de son projet d'histoire universelle.

La parole insurgée d'Antonin Artaud : un message pour notre temps. Avec Françoise Bonardel au Cercle Aristote.


(0)
472 Vues
0 commentaire
24.03.2014

Le prophète Antonin Artaud, au travers de l'oeuvre qu'il nous a léguée, continue à crier dans le désert.
Saurons-nous l'entendre au milieu de notre époque vide de sens ?