Petite métaphysique de la musique. Avec Francis Wolff à l'Ecole Normale Supérieure.


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15.10.2012

Il y a de la musique. Mais, au fond, pourquoi ?
Selon l’ordre métaphysique classique, il faut, pour pouvoir répondre à la question du fondement, tenter d’abord de répondre à la question de l’essence. Alors qu’est-ce que la musique ? A cette question, la meilleure réponse est la plus naïve : "la musique est l’art des sons".
A partir de là, petits métaphysiciens ou grands musicologues font habituellement fausse route, car ils se demandent: "Eh bien, qu’est-ce donc que l’art (voire l’Art) ?" Voie sans issue.
La bonne question première serait plutôt : qu’est-ce qu’un son ? Un son, c'est un événement ou l'indice d'un événement — non d’une chose, objet ou personne. Les "choses" —objets, personnes— ne sont pas sonores par eux-mêmes, elles sont visibles. Les sons sont pour nous des qualités des événements au même sens que les couleurs sont des qualités des objets visibles. Etre à l’écoute, c’est, pour le vivant, être en position d’attente des événements. La question est de savoir comment l’on passe d’un univers perceptif ordinaire, marqué par ces attentes, à un univers sonore et de celui-ci à un univers proprement musical. En effet, une expérience seulement sonore du monde l’ampute des choses et rend les événements non identifiables ni incompréhensibles. C’est une expérience incomplète.
Mais l’expérience musicale est une expérience perceptive complète. Faire de la musique, c’est faire un monde sonore où le rapport entre les sons suffit à leur compréhension. Entendre de la musique, c’est être dans un monde d’événements où les choses ne manquent pas. Nous tenterons de montrer qu’il y faut trois conditions : les sons doivent pouvoir être identifiables et réidentifiables par eux-mêmes, c’est-à-dire indépendamment de leur source ou de leur cause (objets, personnes). Il faut qu’ils appartiennent à un système autonome qui les rapporte les uns aux autres (ordre des timbres, ordre rationnel des durées, ordre discret des hauteurs). Il faut enfin qu’à la causalité réelle existant entre choses et sons, soit substituée une causalité imaginaire, mais nullement fictive, qui rapporte les sons les uns aux autres.

Conférence prononcée dans le cadre des "lundis de la Philosophie".

Les trois mondes de l'art. Avec Francis Wolff à l'ENS.


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17.10.2011

L’ "art" dont il sera question n’est pas celui des grandes œuvres, chargées de valeur esthétique ou émotionnelle, mais une manifestation universelle de l’esprit humain, sensible dès l’expression enfantine. Partout où il y a des hommes, il y a de la musique, sous quelque forme que ce soit ; partout, il y a des images, sur quelque médium que ce soit ; partout, il y a des récits, à quelque genre qu’ils appartiennent (contes, mythes, légendes, histoires, romans, films, etc.).
On montrera que la musique, ou l’art des sons, doit être fondamentalement conçue comme l’accès à un monde imaginaire dans lequel la représentation des événements (les sons) et leur relation causale se suffit à elle-même. 
De même, les arts de l’image doivent être conçus comme l’accès à un monde où les choses sont représentées comme des essences immuables.
Cependant nous ne sommes pas au monde comme au spectacle mais comme des agents du monde. C’est pourquoi, par différence avec les deux types d’art précédents, les arts du récit nous donnent accès à un monde où des personnes (des êtres personnifiés) peuvent agir, sans être réduites à des choses ni leurs actes à des événements causés les uns par les autres.
Ces trois arts renvoient à trois universaux du langage : pouvoir nommer et pouvoir prédiquer — correspondant à deux types d’objets du monde, les choses et les événements ; et pouvoir dire et penser "je", correspondant, non à des objets, mais à la possibilité de sujets.

Aspects et figures de la Révolution conservatrice allemande (1918-1923). Avec Robert Steuckers chez Pascal Lassalle sur Radio Courtoisie.


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03.05.2014

Si la vulgate considère la Révolution conservatrice allemande comme un "laboratoire d’idées", il n’en demeure pas moins que cette dernière représente une extraordinaire aventure métapolitique qui inspire encore beaucoup d’idéologues, de philosophes et d’artistes aujourd’hui à travers le monde.
L’une de ses grandes figures, Arthur Moeller van den Bruck, proposa en son temps de penser un système politique qui succéderait au IIe Reich bismarko-wilhelminien au-delà des clivages gauche/droite, où les oppositions entre socialisme et nationalisme seraient sublimées en une synthèse nouvelle.
Robert Steuckers, avec l'aide de Pascal Lassalle, nous propose ici de redécouvrir cet épisode intéressant de l'histoire intellectuelle dissidente de l'entre-deux-guerres.

Evoquer Ezra Pound. Avec Pierre-Guillaume de Roux et François Bousquet chez Emmanuel Ratier sur Radio Courtoisie.


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14.11.2012

Alors qu'il fut peut-être le plus grand poète du XXe siècle, Ezra Pound est aujourd'hui traité comme un chien crevé. Il eut en effet le tort de se trouver du côté des perdants de l'histoire suite à son soutient au régime fasciste italien.
Que reste-t-il aujourd'hui de son oeuvre ? Qu'est ce que sa vie -mouvementée!- peut encore nous enseigner ?

La recherche du Paradis. Avec Jean Delumeau au Collège de France.


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08.03.2012

Jean Delumeau nous invite à entrer dans la grande histoire de la représentation du paradis, au travers des différents âges du christianisme en Europe.
En effet, les artistes et les théologiens se sont souvent interrogés sur la manière de représentater ce lieu. D'ailleurs : le paradis est-il un lieu ? Peut-on le situer ?
Cette intervention nous questionne également sur la généalogie de nos croyances, et sur les rapports qu'elles entretiennent avec les conceptions philosophique et scientifique de leurs temps.

La conférence est introduite par Carlo Ossola.

Pourquoi défendre la corrida ? Par Francis Wolff à Céret.


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04.05.2013

Une question toujours d'actualité, après les vagues de manifestations anti-taurines organisées par les mouvements écolo-citadins.
Francis Wolff nous livre ses arguments en défense de cet art dédié à la gloire des taureaux.

Mode et cinéma. Avec Jean-Michel Bertrand à l'Institut Français de la Mode.


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10.06.2009

Dès les débuts du cinéma, la mode occupe une place centrale dans la mesure où elle sert d'un côté d'instrument de diffusion par identification de ses propres produits, voire des marques, et de l'autre côté le cinéma l'emploie pour accroître la désirabilité des acteurs et des actrices.
Quels sont les différents types de relation entre mode et cinéma ?
Au-delà des convergences économiques, quels sont les ressorts esthétiques qui rassemblent cinéma et mode ?

L'être contre l'avoir, pour une critique radicale et définitive du faux omniprésent. Avec Francis Cousin chez Emmanuel Ratier sur Radio Courtoisie.


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17.10.2012

Une présentation du travail de Francis Cousin, qui plaide pour un retour à la communauté de l'être contre le mensonge du spectacle de la marchandise et de l'avoir capitaliste.