La fin de la violence. Avec René Girard sur TF1.


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1979

Comment expliquer le comportement humain et notamment la violence ? Pour René Girard, le mimétisme d'appropriation serait l'origine du conflit.
Il revient ici sur les interdits, les rites, le désir, les sociétés primitives, le christianisme, la désacralisation de la société moderne et propose, pour l'avenir de l’humanité, une nouvelle lecture des textes évangéliques. 

Émission "Questionnaire", animée par Jean-Louis Servan-Schreiber.

Arnold Gehlen contre l'humanitarisme. Avec Alain de Benoist et Aristide Leucate sur Radio Courtoisie.


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27.06.2023

Arnold Gehlen reste, en France, à découvrir. Plusieurs traductions récentes (L'Homme, sa nature et sa position dans le monde, éditions Gallimard, et Morale et hypermorale, éditions Krisis) et un numéro de Nouvelle École qui lui est consacré sont l'occasion de présenter l'œuvre du grand Allemand, à la croisée de l'anthropologie philosophique et de l'institutionnalisme.

Faire de la politique avec René Girard. Avec Benoit Girard au Cercle Aristote.


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18.09.2023

C'est s'appuyant sur la pensée du philosophe René Girard que Benoît Girard, son petit-neveu, nous livre une réflexion sur le retour du tragique dans notre histoire.
Il s'agit d'ailleurs d'affirmer une "tragique espérance" qui se définit comme "tragique" précisément parce qu'elle sait que toute culture et toute philosophie résultent de la distinction d'un "nous" et d'un "eux", d'un "dedans" et d'un "dehors", mais que, pour des raisons qu'il convient d'élucider, cette opération première de la civilisation s'est retournée contre elle-même et ne produit plus, sous les apparences de son affirmation "identitaire" comme de sa négation "déconstructrice", qu'un impressionnant retour à la barbarie.
Contre toutes les mythologies dont nous vivons la résurrection désordonnée et carnavalesque, Benoît Girard cherche à présenter les différents récits que notre société a sécrétées et dont peut seule nous émanciper la volonté héroïque de ne pas "choisir".

Le postmodernisme comme impasse pour les sciences sociales. Avec Maurice Godelier à la Maison des Sciences de l'Homme.


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06.03.2006

Née dans les années 1960 des suites du mouvement littéraire postmoderne, la vague et la vogue du post-modernisme en anthropologie est-elle en train de s'essoufler ? Du point de vue des critiques postmodernes, le discours anthropologique est clôt sur lui-même, ne renvoyant plus qu'à un ensemble de textes académiques auto-référenciels.
Mais -heureusement !-, des éléments du réel longtemps occultés ou caricaturés réapparaissent ici et là. Le principe de réalité va-t-il recommencer à fonctionner dans la théorie comme dans la pratique ?

L'ontologie à anthropologie variable. Avec Eduardo Viveiros de Castro pour le Séminaire Sophiapol.


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30.04.2014

Constatant que l'anthropologie ne peut plus simplement prétendre reconstituer aussi "objectivement" que possible les cultures étrangères, puisqu'elle rencontre des cosmologies qui précisément excluent le partage entre nature et culture, Eduardo Viveiros de Castro propose d'y voir le lieu d'une expérimentation métaphysique où les "autres" sont non pas objets mais témoins de pensées et même d'images de la pensée alternatives.
Il éclaire alors nombre d'enjeux épistémologiques qui ne deviennent compréhensibles qu'une fois replongés dans le savoir ethnologique qu'ils charrient et conclut par une relecture du structuralisme de Claude Lévi-Strauss qui dépasse l'opposition factice des pensées de la structure et de la différence, tout autant que de l'anthropologie et de la philosophie, du nous et des autres.

Justice et Guerre en Australie aborigène. Avec Christophe Darmangeat à la Librairie Ombres Blanches.


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02.11.2021

Que peuvent nous apprendre les Aborigènes australiens sur ce qui motive la guerre dans des sociétés sans richesses ? Telle est la question qu'explore Christophe Darmangeat à partir d'un examen minutieux de vastes sources ethnographiques révélant l'ampleur et la violence des conflits collectifs aborigènes.
Dépourvus de tout but économique ou politique, ces affrontements s'inscrivaient dans un fascinant système judiciaire dont, pour la première fois, on découvre les ressorts. L'organisation de la violence sur ce continent représente un point d'entrée privilégié pour étudier le phénomène guerrier chez les autres chasseurs-cueilleurs, et questionne le supposé pacifisme de notre propre préhistoire.

L'animal et la mort. Avec Charles Stépanoff à la Librairie Ombres Blanches.


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21.10.2021

La modernité a divisé les animaux entre ceux qui sont dignes d'être protégés et aimés et ceux qui servent de matière première à l'industrie. Comment comprendre cette étrange partition entre amour protecteur et exploitation intensive ? Parce qu'elle précède cette alternative et continue de la troubler, la chasse offre un point d'observation exceptionnel pour interroger nos rapports contradictoires au vivant en pleine crise écologique.
À partir d'une enquête immersive menée deux années durant, non loin de Paris, aux confins du Perche, de la Beauce et des Yvelines, Charles Stépanoff documente l'érosion accélérée de la biodiversité rurale, l'éthique de ceux qui tuent pour se nourrir, les îlots de résistance aux politiques de modernisation, ainsi que les combats récents opposant militants animalistes et adeptes de la chasse à courre.
Explorant les cosmologies populaires anciennes et les rituels néosauvages honorant le gibier, l'anthropologue fait apparaître la figure du "prédateur empathique" et les rapports paradoxaux entre chasse, protection et compassion. Dans une approche comparative de grande ampleur, il convoque préhistoire, histoire, philosophie et ethnologie des peuples chasseurs et dévoile les origines sauvages de la souveraineté politique.
Au fil d'une riche traversée, Charles Stépanoff éclaire d'un jour nouveau les fondements anthropologiques et écologiques de la violence exercée sur le vivant. Et, en questionnant la hiérarchie morale singulière qu'elle engendre aujourd'hui, il donne à notre regard sensible une autre profondeur de champ.

L'homme selon Arnold Gehlen. Avec Alain de Benoist, François Poncet et Benjamin Demeslay sur TV Libertés.


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05.2023

Arnold Gehlen (1904-1976) est un anthropologue, sociologue et philosophe allemand dont l'influence sur la pensée conservatrice européenne a été considérable et dont les analyses furent à certains égards prophétiques.
Refusant de réduire l'homme à une dimension unique, qu'elle soit spirituelle ou biologique, il voit en lui un être d'ouverture en raison de son immaturité natale. Dans cette perspective, les institutions – dont la famille – ne sont en rien oppressives mais, au contraire, libératrices, en tant qu'elles lui permettent de mener une vie proprement humaine. En ceci, Gehlen s'oppose à Adorno, à l'École de Francfort, aux idéologies progressistes et révolutionnaires.
En outre, il fut un critique virulent et inspiré de l'hypermorale qui, aujourd'hui, tient lieu de politique et accroît la confusion.

Émission "Les idées à l'endroit", animée par Rémi Soulié.