Théorie du genre, différence des sexes. Avec Michel Schneider et Geneviève Fraisse à Répliques sur France Culture.


(0)
39 Vues
0 commentaire
08.10.2011

Les récentes polémiques qui sont apparues après l'introduction d'énoncés que l'on rattache aux études de Genre dans les manuels de Sciences de la vie et de la terre au collège méritent réflexion.
Car si spontanément l'on pense qu'il y a une différence de nature entre les hommes et les femmes, et que nombre de comportements en dérivent, il semblerait que le but de l'introduction de ces nouveaux outils conceptuels soit de déconstruire cette opinion commune. Qu'en est-il vraiment ?
Premiers éléments de réponse avec cet échange entre le psychanalyste Michel Schneider et la philosophe Geneviève Fraisse.

Hannah Arendt et la démocratie. Avec Claude Lefort et Robert Legros à Répliques sur France Culture.


(0)
71 Vues
0 commentaire
1988

Hannah Arendt a produit une pensée politique tout à fait originale et Claude Lefort et Robert Legros s'intéressent ici à la rupture qui a lieu entre la publication des Origines du totalitarisme et celle de La condition de l'homme moderne.
Car si le premier avait choqué par son approche comparée du stalinisme et du nazisme, le second a dérangé par sa noirceur et son pessimisme quant à l'avenir de l'homme dans la société de consommation.
En quoi l'approche d'Arendt du politique dans la modernité nous aide-t-elle à penser notre monde ?

L'apocalypse. Avec Slavoj Zizek à Répliques sur France Culture.


(0)
105 Vues
0 commentaire
05.03.2011

Aucun doute n'est plus permis : le système capitaliste global entre à toute vitesse dans sa phase terminale. Crise écologique mondiale, révolution biogénétique, marchandisation effrénée et croissance explosive des divisions sociales sont, selon Zizek, les quatre cavaliers de l'apocalypse à venir.
Mais la mort du capitalisme doit-elle entraîner, comme le croient beaucoup, la fin du monde ? Non. Il y a un espoir. Nos réponses collectives à la catastrophe correspondent précisément aux étapes du deuil décrites par la psychologue Elisabeth Kübler-Ross : déni, explosion de colère, tentatives de marchandage, puis dépression et, enfin, acceptation.
C'est après avoir atteint le point zéro, après avoir traversé le traumatisme absolu que l'individu, devenu sujet, pourra discerner dans la crise l'occasion d'un nouveau commencement. Mais la vérité traumatique doit faire l'objet d'une acceptation et se vivre pleinement pour qu'ait lieu ce tournant émancipateur.
Notre salut viendra d'une réaction à l'idéologie multiculturaliste hégémonique qui entrave notre prise de conscience politique, mais aussi par la lutte. La lutte contre l'autorité de ceux qui sont au pouvoir ; contre l'ordre global et la mystification qui l'étaye, contre nos propres mécanismes d'évitement et d'aveuglement qui nous conduisent à inventer des remèdes ne faisant qu'aggraver la crise.
Au vu de l'inéluctable prolétarisation qui entraîne la subjectivité contemporaine vers le chaos, Zizek nous engage à repenser radicalement le concept d'exploitation tout en détectant les indices d'une culture communiste possible.

Qu'est ce que la fraternité républicaine ? Avec Anne-Marie Le Pourhiet et Emmanuel Aubin à Répliques sur France Culture.


(0)
44 Vues
0 commentaire
22.09.2018

En aout 2017, l'agriculteur Cédric Herrou, devenu le symbole de la défense des migrants dans la vallée de la Roja, a été condamné à 4 mois de prison avec sursis par la Cour d'Appel d'Aix en Provence pour avoir transporté quelques 200 migrants principalement érythréens et soudanais, de la frontière italienne jusqu'à chez lui et organisé un camp d'accueil. L'enseignant-chercheur Pierre-Alain Mannoni a été condamné par la même Cour d'Appel à 2 ans de prison avec sursis pour avoir accompagné trois érythréennes dans une gare.
Indignés par ces verdicts qui témoignaient, selon eux, de la persistance d'un délit de solidarité dans le droit français, Herrou et Mannoni ont saisi le Conseil Constitutionnel d'une question prioritaire de constitutionnalité et une douzaine d'associations d'aide aux migrants, dont la Ligue des Droits de l'Homme et la Cimade, les ont rejoints.
Le 6 juillet dernier la Haute Assemblée a rendu une décision favorable aux requérants faisant de la Fraternité un principe constitutionnel au même titre que la Liberté et l'Egalité. Les Sages ont jugé qu'il en découlait de "la liberté d'aider autrui dans un but humanitaire sans considération de la régularité de son séjour sur la terre nationale".
Cette décision historique est lourde de conséquences et l'on peut se demander si c'est un progrès que d'avoir haussé ainsi la notion de fraternité au rang de norme juridique.

Penser le bien et le mal avec la littérature. Avec Olivier Rey et Bérénice Levet à Répliques sur France Culture.


(0)
85 Vues
0 commentaire
05.11.2011

Lorsque Herman Melville meurt à New York, en 1891, il est un vieil homme à peu près oublié. Moby-Dick, quarante ans plus tôt, a coulé sa carrière littéraire. C’est seulement dans les années 1920, dans une Angleterre qui a fait l’expérience de la Grande Guerre, que le public commence à s’aviser de son génie. La fièvre de la redécouverte nourrit la quête d’inédits et, d’une boîte en fer blanc, surgit le récit auquel Melville a travaillé durant les cinq dernières années de sa vie : Billy Budd.
Malgré une taille limitée, celle d’une longue nouvelle, et une intrigue très simple, Billy Budd est rapidement devenu l’une des œuvres les plus étudiées et les plus commentées de la littérature mondiale, suscitant des débats aussi passionnés que contradictoires. La violence de la lutte entre critiques ne doit pas surprendre : Melville a tout fait pour livrer à une modernité demi-habile, pensant que tout problème a sa solution, une de ces situations sur lesquelles elle ne peut que se casser les dents. Qu’est-ce que le mal ? Quelles sont ses stratégies pour se répandre ? Comment limiter son empire ? Quel sens donner à la beauté d’un être ? Comment accueillir la grâce échue à un autre ? Autant de questions que le texte soulève, que la pensée instrumentale nous a désappris à poser et qui, lorsqu’elle les rencontre, la rendent comme folle. Autant de questions essentielles pour une vie humaine, et dont la littérature est peut-être la mieux à même, par ses ambiguïtés, à pouvoir traiter sans fausseté.
C'est dans le cadre d'un débat entre Olivier Rey et Bérénice Levet -qui se fait ici le porte-parole de Hannah Arendt- que ces questions sont discutées. Où l'on constate encore une fois, au travers de l'étude du chef-d’œuvre posthume d'Herman Melville, toute la puissance de la littérature pour explorer les grands thèmes éthiques et esthétiques que notre tradition de pensée n'a cessé de penser.

Le rire libérateur de Philippe Muray. Avec Fabrice Luchini à Répliques sur France Culture.


(1)
87 Vues
0 commentaire
24.04.2010

C'est une bouffée d'oxygène salvatrice contre l'air vicié de la pensée unique que nous offre Fabrice Luchini en offrant en représentation, depuis quelque temps, la lecture des textes de Philippe Muray. Une performance qui relève d'ailleurs presque de la provocation au sein de notre ère de l'hyper festif, tant les textes choisis parmi l'œuvre de Muray se révèlent corrosifs - quoique drôles et savoureux !
Le comédien, grand lecteur de Céline, Nietzsche ou La Fontaine, revient ici sur l'acide lucidité de l'essayiste disparu depuis peu.

La carte et le territoire. Avec Michel Houellebecq à Répliques sur France Culture.


(0)
177 Vues
0 commentaire
01.01.2011

Alors que Michel Houellebecq vient de sortir son cinquière roman, Alain Finkielkraut en profite pour revenir sur son oeuvre en général et La carte et le territoire en particulier.
Entre le romancier et l'intellectuel, qui sont l'un et l'autre de redoutables débatteurs, les échanges sont vifs et brillants. Car si Michel Houellebecq n'est pas tendre avec ses contemporains, on sait qu'il apprécie sincèrement Alain Finkielkraut, avec qui il a en commun de nombreux traits de caractère...

L'argent et la langue. Avec Fabrice Luchini à Répliques sur France Culture.


(0)
107 Vues
0 commentaire
06.05.2017

La double passion pour la langue française et la pensée du comédien Fabrice Luchini l'a conduit à dire sur scène Céline, La Fontaine, Nietzsche, Valéry, Proust, Claudel ou encore Le Bateau ivre de Rimbaud. Il revient avec un nouveau spectacle sur l'argent.
Pourquoi ce thème ? Et pourquoi solliciter les écrivains à l'heure où ce sont les économistes qui font la loi ?