Guy Debord et la société du spectacle. Avec Régis Debray sur France Culture.


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22.07.1995

La "société du spectacle" n'a battu véritablement son plein qu'à Versailles, sous l'Ancien Régime, à la cour de Louis XIV. Nous voilà dans la société du contact.
La bévue considérable de Guy Debord ne doit pas nous égarer. Le spectacle est distancié, l'indice est fusionnel. Tout ce qui s'était jusqu'à hier éloigné dans une représentation doit faire désormais l'objet d'une expérience. Plus de rampe entre la scène et la salle.
Une exposition de peinture postmoderne n'est plus faite pour inspirer un jugement de goût mais est une épreuve, un vertige, une immersion. Le client ne doit plus être devant mais dedans, selon la devise : affectivité, réactivité, accessibilité. Dites-le en chantant : une chanson ne se réfute pas, une sensation non plus.
C'est cette opposition irrémédiable entre la médiologie de Régis Debray et les positions de Guy Debord sur la "société du spectacle" qui sont ici développées.

Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.

Travaux manuels. Avec Arthur Lochmann et Joseph Ponthus sur France Culture.


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25.05.2019

La vie de l'esprit comporte son lot d'angoisse et de découragement . Mais c'est aussi au délicieux cocon dont les bénéficiaires n'ont généralement pas envie de sortir. Quelques exceptions cependant ont fait date, notamment Simone Veil qui a relaté sa vie d'usine dans la condition ouvrière et, plus près de nous, Robert Linhart avec son récit L'établi.
Et voici que paraissent aujourd'hui deux nouveaux témoignages du franchissement de la frontière entre l'univers des signes et la production des choses. Joseph Ponthus publie A la ligne : feuillets d'usine et Arthur Lochmann La vie solide : la charpente comme éthique du faire.
L'un et l'autre ont décidé à un moment de leur vie de changer d'orientation et de monde. Ils ont sauté le pas. Ils ont délaissé un temps le stylo ou l'ordinateur pour le travail des mains.
Alors, pourquoi ce choix ? Et en quoi leurs expériences ont-elles été différentes ?

Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.

Quand Notre-Dame brûlait. Avec Sylvain Tesson et Adrien Goetz sur France Culture.


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07.09.2019

Le 15 avril 2019, Notre-Dame était la proie des flammes, les parisiens abasourdis n'en croyaient pas leurs yeux, la France toute entière pleurait et l'émotion a franchi les frontières. Dans les jours et les semaines qui ont suivi, les dons ont afflué de partout mais comme les événements se succèdent et s'anéantissent en se succédant, on est, depuis, passé à autre chose.
L'actualité ne nous laissant pas une minute de répit, il nous appartient de prendre le temps de revenir sur ce chagrin qui, s'il a disparu de la une des journaux, étreint toujours nos coeurs.
Que s'est-il passé exactement le 15 avril 2019 ? Faut-il voir dans l'incendie de Notre-Dame un signe, un message, un avertissement ou une occasion à saisir ?

Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.

Max Weber et la guerre des valeurs. Avec Cornelius Castoriadis et Philippe Raynaud sur France Culture.


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12.09.1987

Max Weber, mort en 1919, annonçait "la guerre des dieux" dans un monde moderne condamné à "une lutte inexpiable des valeurs". C'est de cette thématique dont débattent le philosophe et psychanalyste Cornelius Castoriadis et le politologue et philosophe Philippe Raynaud.
Car l'universalité formelle qui domine le monde moderne fait surgir la question de la guerre des dieux d'une manière tout à fait angoissante et originale...

Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.

Un académicien engagé. Avec Alain Finkielkraut sur KTOTV.


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25.10.2019

Alain Finkielkraut est l'un des intellectuels français les plus médiatiques, engagé dans le débat public depuis une trentaine d’années. Philosophe, essayiste prolifique, longtemps enseignant à Polytechnique, animateur depuis 1985 de l’émission Répliques sur France Culture, il est aussi membre de l'Académie française.
Venu de l'extrême gauche soixante-huitarde, Alain Finkielkraut est devenu le chantre de la défense de la culture française au point que certains le cataloguent comme conservateur, voire réactionnaire.
Echanges avec l'intéressé sur un parcours hors norme et une pensée foisonnante.

"7 conversations philosophiques" animées par François Huguenin.

Demeurer ou partir. Avec Sylvain Tesson et Francois-Xavier Bellamy à Répliques sur France Culture.


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24.11.2018

"Demeure" pour le philosophe François-Xavier Bellamy, est à la fois un substantif et un verbe à l'impératif. Il en a fait l'emblème de son livre pour répondre à "la frénésie de mouvement" de l'époque, "ou plutôt le fait que le mouvement y soit devenu à soi seul un but".
L'écrivain-voyageur Sylvain Tesson, lui, répond de son itinérance perpétuelle et vagabonde par sa vie. Mais n'en fait pas prophétie et encore moins proposition politique. Et s'il a fondé sa vie sur l'aventure et voue au mouvement physique et musculaire un amour profond, il serait faux de penser ses écrits comme un appel au "bougisme", comme modalité d'organisation des sociétés.
Alors, est-ce à dire que l'expérience et la vision du monde de François-Xavier Bellamy et de Sylvain Tesson s'opposent radicalement ? Pas si sûr !

Robespierre. Avec Jean-Clément Martin et Marcel Gauchet à Répliques sur France Culture.


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27.10.2018

Robespierre, l'homme qui nous divise le plus : tel est le titre du dernier livre de Marcel Gauchet. L'incorruptible, en effet, a ses inconditionnels et ses détracteurs farouches. Et Alain Finkilekraut appartient à la seconde catégorie. Non qu'il considère Robespierre comme un monstre - Jean-Clément Martin montre bien dans la biographie qu'il lui consacre comment cette image a été fabriquée et léguée à la postérité par la propagande thermidorienne -, mais parce qu'il pense que Robespierre a été paradoxalement conduit à l'inhumanité par le sentiment d'humanité. Il n'était pas sans cœur, il débordait d'amour. Et le zèle compatissant l'a rendu implacable.
Qu'on à répondre Marcel Gauchet et Jean-Clément Martin, ici réunis ? La lucidité et la connaissance historique demandent-elles de réévaluer ce jugement, voire de réhabiliter Robespierre au moins partiellement ?

Philosophies des Droits de l'homme. Avec Grégor Puppinck et Frédéric Worms à Répliques sur France Culture.


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15.12.2018

Certains s'en souviennent peut-être, jusque dans les années 70 du XXe siècle, le droit était considéré par les penseurs politiques les plus en vue, comme une superstructure idéologique, pure mystification destinée à protéger et à occulter par la fiction d'une loi supposée égale pour tous, la réalité de l'exploitation et celle de la domination.
Les choses ont changé sous l'effet de la dissidence dans les pays totalitaires. Il s'est produit un extraordinaire retour du droit, et cette réévaluation a pris la forme d'une référence retrouvée aux Droits de l'homme. Référence qui reste plus que jamais de mise.
Les Droits de l'homme font l'unanimité aujourd'hui, ils n'ont plus d'ennemis déclarés. Mais la conflictualité n'a pas disparu pour autant. Plusieurs conceptions des Droits de l'homme se font jour et s'affrontent. Si tout le monde parle en effet le même langage, ce langage recouvre des pensées et des politiques antagonistes.
Pour y voir plus clair dans ce dissensus paradoxal, Frédéric Worms, membre du comité consultatif national d'éthique et philosophe, débat avec Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur du Centre européen pour le droit et la justice.